Site créé le 12 mai 2003
 

 

 

CONSTELLATIONS



Les constellations des Chevaliers de Bronze

LA CONSTELLATION DU CYGNE
(Cygnus)

La constellation du Cygne se situe entre la constellation du Dragon et de Pégase. Elle est associée à de nombreux mythes. Selon l’un d’eux, c’est la forme que Zeus aurait prit pour séduire Léda de Sparte. Dans le ciel, le Cygne forme une croix, il est aussi nommée « Croix du Nord ».
Dans l’Antiquité, les Grecs y virent d’abord un oiseau quelconque aux ailes déployées. Il serait devenu un cygne, l’oiseau sacré d’Apollon au IIe siècle avant J.C. Ses deux étoiles les plus brillantes sont Deneb (« la Queue » en arabe) et Albireo (« le Biseau » en arabe. Elle forme la tête du cygne). Deneb est l’une des plus grosses et des plus lumineuses supergéante et a un diamètre d’environ 60 fois celui du Soleil. La constellation est située dans une région riche en nébuleuses et en amas stellaires. On y découvre notamment la nébuleuse d’Amérique du Nord (America) visible à l’œil nu ou avec des jumelles et de la Dentelle. Elle abrite aussi plusieurs sources de rayonnement X dont CygnusX-1 qui pourrait être un trou noir.

Le symbole du Cygne :

La constellation du Cygne :

La nébuleuse América qui se situe dans la constellation du Cygne :

L’amas M39 de 25 étoiles :


LA CONSTELLATION DU PHENIX
(Phoenix)

Le Phénix, oiseau fabuleux, est le symbole du renouveau. Selon la mythologie, le magnifique oiseau vivait 500 ans. Après sa mort, il brûlait et un nouveau Phénix renaissait de ses cendres. L’oiseau sacré fut changé en une constellation peu remarquable par J. Bayer lorsque, en 1603, il introduisit 12 nouvelles constellations australes dans son atlas stellaire Uranometria. Le Phénix se trouve néanmoins assez facilement grâce à la proximité de la brillante Achernar. On y observe également un quartette de galaxies de types très différents : NGC87, NGC88, NGC89 et NGC92.

Le symbole du Phénix :

La constellation du Phénix :

Les quatre galaxies NGC 87, 88, 89 et 92 :



LA CONSTELLATION DE PEGASE
(Pegasus)

Dans la mythologie, Pégase est un cheval ailé qui est né du sang de la gorgone Méduse qui fut tuée par Persée. Pégase aurait été apprivoisé par Belléprophon et l’aida à tuer la Chimère. Selon une autre légende, le premier cavalier du cheval ailé fut Persée qui attaqua avec lui le monstre des mers (la Baleine) et sauva Andromède. Dans le ciel, Pégase est représenté à l’envers, avec la tête à l’équateur. Le dos est formé par Markab (« la selle »), Algénib (« l’aile du cheval »), Pegasi avec Sirrah forment le « carré de Pégase ». La tête est formée de Homanm et de Pegasi (epsilon et thêta). Enif représente « le museau ».
Cette constellation boréale est très étendue. Elle fut répertoriée dès 500 ans avant J.C. Facilement identifiable grâce au grand quadrilatère que dessinent ses étoiles brillantes : Markab, Scheat, Algénib et avec l’étoile d’Andromède, Sirrah. Connu sous le nom de Carré de Pégase. La ligne Markab-Scheat de Pégase pointe en direction de l’étoile Polaire. La constellation renferme l’amas globulaire M15 visible avec des instruments d’amateur, ainsi que la galaxie spirale NGC7331 et le groupe de galaxies le Quintette de Stephan, qui relie ses galaxies avec des « ponts » de matière intergalactique.

Le symbole de Pégase :

La constellation de Pégase :

La galaxie NGC7479 :

Le groupe de galaxies, le Quintette de Stephan :



LA CONSTELLATION D’ANDROMEDE
(Andromeda)

Les anciennes cartes illustrées montrent habituellement Andromède, princesse d’Ethiopie et fille du roi Céphée, enchaînée au rocher en sacrifice au monstre marin : La Baleine. C’était le châtiment des dieux pour l’offense commise par sa mère, la reine Cassiopée, qui s’était vantée que sa fille était plus belle que les nymphes de la mer, filles de Neptune. Andromède sera sauvée par Persée monté sur le cheval ailé Pégase.
La constellation d’Andromède est une constellation boréale, c'est-à-dire du nord. Cette constellation abrite la galaxie d’Andromède. Celle-ci est à coté du carré de Pégase. Lien que l’on retrouve aussi dans les « Chevaliers du Zodiaque ». En effet, on peut constater que dans le Sanctuaire et dans les Hadès, Seiya (Pégase) et Shun (Andromède) sont toujours les derniers chevaliers à être ensemble pour mener leurs combats.
L’autre nom de la « grande galaxie d’Andromède » est la galaxie M31 (NGC244), autrefois appelée la nébuleuse d’Andromède. Elle est la galaxie spirale la plus proche de nous. Membre de notre groupe galactique local, elle se situe à 2,9 millions d’années-lumière et son diamètre est d’environ 170 000 al. Elle est entourée de 4 autres galaxies : M32 (NGC221) au sud, M110 (NGC205) au nord-ouest, NGC185 et NGC147 situées dans Cassiopée. On estime qu’elle rassemble environ 400 milliards d’étoiles. Ses trois étoiles les plus brillantes sont : Sirrah (ou Alpheratz. Elle appartenait anciennement au carré de Pégase), Mirach (géante rouge qui fait environ 30 fois le diamètre du Soleil) et Alamak. Elles sont pratiquement alignées dans la diagonale du carré de Pégase.
Nommée au Xe siècle par l’astronome persan al-Süfî, qui la signale comme un « petit nuage céleste », elle est observer pour la première fois à la lunette le 15 décembre 1612 par l’Allemand Simon Marius. Elle fut répertoriée en 1781 sous le n°31, d’où sa désignation courante sous le matricule M31. Ce n’est qu’en 1924 que l’Américain E. Hubble détermine sa véritable nature. Il a ainsi démontré l’existence de systèmes stellaires extérieurs à notre galaxie et que la galaxie d’Andromède est du même type que la nôtre. A la différence de la plupart des galaxies, celle d’Andromède se rapproche de nous à une vitesse de 275km/s, au lieu de s’éloigner. Son noyau possède une structure complexe et des études suggère que la galaxie abrite un trou noir dont la masse correspondrait à 12 millions de fois celle du Soleil.
La galaxie d’Andromède est visible à l’oeil nu par une nuit très sombre. C’est un nuage brumeux allongé. Le mois idéal pour l’observer est en novembre. Avec une lunette ou un petit télescope on discerne bien le centre très brillant mais pour observer les étoiles et les autres détails de la galaxie il faut un matériel plus puissant.

Le symbole d’Andromède :

La constellation d’Andromède :

La galaxie M31 et deux de ses satellites, M32 (en bas) et M110 (en haut) :



LA CONSTELLATION DU DRAGON
(Draco)

La constellation du Dragon est située entre la Grande Ourse et la Petite ourse. Mentionnée dans l’Antiquité, elle symbolisait, dans la mythologie grecque, Ladon, le monstre gardien des pommes d’or dans le jardin des Hespérides, qu’Héraclès abattit à coup de massue. On retrouve alors la tête du dragon au pied d’Hercule non loin de l’étoile Véga. (La Dragon ne fait pas partie de la légende mythologique de Cassiodore et d’Andromède contrairement à ce que l’on a tendance à croire.) D’après les illustrations des anciennes cartes le Dragon ressemblerait plutôt à un serpent. Ainsi, on peut constater que Draco en grec signifie serpent.
La tête du dragon est figurée par quatre étoiles : Eltanin, Grumium, Kuma, Rastaban. Autrefois, Thuban (ou Draconis), l’une des étoiles du Dragon, fut une étoile indiquant le pôle Nord célèste . C’est vers elle que les Egyptiens orientèrent leurs pyramides.
Dans cette constellation on peut observer la nébuleuse de l’ « œil du chat » (NGC6543). Il est plus facile de l’observer au printemps et au début de l’été car il est plus haut dans l’horizon que durant les autres saisons. L’étoile Kuma est observable avec des jumelles ce qui ‘est pas le cas d’Arrakis.

Le symbole du Dragon :

La constellation du Dragon :

La nébuleuse de l’œil du chat :

La galaxie NGC5866 :



LA CONSTELLATION DE LA LICORNE
(Monoceros)

Dans la mythologie, la licorne était un cheval au front orné d’une corne droite. Elle a sans doute été inspirée par le narval, animal aquatique possédant une corne sur son front.
Constellation qui se situe au nord du Grand Chien. Elle fut introduite en 1624 par l’astronome danois Jacob Bartsch, gendre du célèbre astronome J. Kepler. Elle ne possède que des étoiles de faible éclat (il est difficile de repérer la constellation dans le ciel à moins de repérer le Triangle d’hiver constitué par Procyon, Bételgeuse et Sirius), mais elle est traversée par la Voie lactée, elle est riche en nébuleuse et en amas stellaires. On y observe la nébuleuse de Rosette, de la Quille (ou du Cône) et celle de Hubble. L’étoile la plus brillante est Monocerotis (alpha) une géante orange. S Monocerotis est une géante blanche bleuté qui a une luminosité égale à 8500 soleils. Et qui compose l’amas NGC2264, observable aux jumelles et appelée l’ « arbre de Noël ». Non loin se trouve la nébuleuse obscure du Cône. La nébuleuse de la Rosette (NGC2237-9) est l’un des plus beaux objets de l’espace profond.


Le symbole de la Licorne :

La constellation de la Licorne :

L’amas de l’ « arbre de Noël » :

La nébuleuse obscure du Cône :

La nébuleuse de la Rosette :



LA CONSTELLATION DU LOUP
(Lupus)

Les Grecs et les Romains représentaient ce groupe d’étoiles par quelque bête sauvage. Plus tard, la constellation fut incluse dans les cartes illustrées comme le Loup tué par le Centaure. C’est aussi de cette façon que J. Hevelius la représenta dans son atlas de 1690. L’étoile la plus brillante du Loup est Lupi (alpha). L’amas d’étoiles NGC5822 est observable aux jumelles.
Elle est située entre le Scorpion et le Centaure, au sud-ouest de la brillante Antarès (étoile du Scorpion). Elle figurait déjà dans les 48 constellations citées par Ptolémée. Les Grecs de l’Antiquité y voyaient la silhouette de Lycaon, roi d’Arcadie qui selon la mythologie aurait été foudroyé par Zeus avec ses enfants et transformé en loup pour avoir servi de la chair humaine au maître de l’Olympe, de passage sur son territoire.

Le symbole du Loup :

La constellation du Loup :



LA CONSTELLATION DE L’OURS
(Ursa Minor)

Comme il n’existe pas de constellation de l’Ours on peu supposer que Kurumada c’est inspiré de la constellation de la Petite Ourse pour créer son personnage.
La constellation de la Petite Ourse possède l’une des étoiles la plus connues : l’Etoile Polaire (Polaris), repère pratique pour trouver le Pôle Nord céleste. Sa forme (en « casserole ») est presque semblable à celle de la Grande Ourse sa voisine. La constellation de la Petite Ourse est aussi plus petite que sa voisine et orientée différemment.
Selon la mythologie Grecque, le fait qu’il existe deux « ourse » viendrait du fait que Zeus eu un fils avec la nymphe Callisto, que l’on appela Arcas. Pour éviter la jalousie d’Héra, la femme de Zeus, celui-ci changea Callisto en ourse. Bien après lorsque Arcas devient roi d’Arcadie, il faillit tuer Callisto en chassant. Pour éviter tout incident, Zeus transforma à son tour Arcas en ours. Puis, les lançant tous deux dans les cieux, il donna la vie éternelle à Callisto et Arcas parmi les constellations.

Le symbole de la Petite Ourse :

La constellation de la Petite Ourse :



LA CONSTELLATION DE L’HYDRE
(Hydra)

Il existe deux constellation de l’Hydre : mâle (Hydrus) et femelle (Hydra). On suppose que le Chevalier de l’Hydre fait référence à la constellation de l’Hydre femelle car celle-ci est plus chargée de symbolique tandis que l’autre n’a été découverte que récemment.
Elle est la constellation la plus vaste du ciel. Sa forme évoque le serpent aquatique qu’elle symbolise depuis l’Antiquité. Sa tête (composée de 6 étoiles) touche le Cancer et sa queue la Balance. L’Hydre est associée au monstre à têtes multiples combattu par Hercule. A chaque tête coupée, deux autres repoussaient. Ainsi pour en arrivée à bout, Hercule se servit du feu.
Son étoile la plus brillante est Alphard (signifiant « l’Etoile isolée qui est là ») c’est une géante orange qui a une luminosité égale à 230 soleils. Elle forme avec Régulus et Procyon un triangle dont elle est le sommet le moins brillant. A son extrémité au nord-ouest, Lalande avait crée à la fin du XVIIIe siècle, la petite constellation du Chat qui ne possédait que des étoiles pâles. Celles-ci sont à présent réparties entre l’Hydre et la Machine pneumatique. On trouve dans l’Hydre un amas d’étoiles (M48), une nébuleuse planétaire (NGC3242) et une des plus belle galaxie du ciel austral (M83).

Le symbole de l’Hydre femelle :

La constellation de l’Hydre femelle :

L’amas d’étoiles M48 :

La galaxie M83 dans l’Hydre femelle :

La nébuleuse planétaire NGC3242 :



LA CONSTELLATION DU LIONNET
(Leo Minor)

Il n’existe pas de constellation du Lionnet à proprement parler. Ainsi, on suppose qu’il s’agit de la constellation du Petit Lion.
La constellation du Petit Lion est une constellation boréale qui se situe entre la Grande Ourse (au nord) et le Lion (au sud). Elle fut introduite par J. Hevelius dans son atlas en 1690. Le petit Lion ne comprend que 5 étoiles de faibles éclats. Sa situation dans le ciel, à l’écart de la Voie lactée, permet d’y apercevoir avec des télescopes assez puissants, de nombreuses galaxies.

Le symbole du Petit Lion :

La constellation du Petit Lion situé en haut de celle du Lion :

La galaxie M66 dans le Lion :


LA CONSTELLATION DU CAMELEON
(Chamaeleon)

Dans la nature le caméléon est connu pour son habileté à passer inaperçu. Le navigateur P. Keyser réussit à relier plusieurs étoiles pâles en un Caméléon approximatif que J. Bayer introduit 1603 dans son Uranometria. Cette petite constellation est à peine perceptible est quasiment perdue dans une région sans étoiles brillantes proche du pôle austral (Sud) céleste.
L’étoile la plus brillante est Chamaeleontis (alpha), une géante blanche.

Le symbole du Caméléon :

La constellation du Caméléon :



REFERENCES :

CONSTELLATIONS
GRUND
Antonin Rukl

DICTIONNAIRE DE L’ASTRONOMIE
LAROUSSE
Philippe de la Cotardière

ETOILES ET PLANETES
GRUNG
Umberto Bellini

L’UNIVERS
LAROUSSE
Jean-Pierre Verdet

http://perso.wanadoo.fr/atil/astro/zod.htm

http://www.absoluteastronomy.com/


Dossier réalisé par Andromède


 

 

 

 

   
 
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