CONSTELLATIONS
Les constellations des Chevaliers de Bronze
LA
CONSTELLATION DU CYGNE
(Cygnus)
La
constellation du Cygne se situe entre la constellation du Dragon
et de Pégase. Elle est associée à de nombreux
mythes. Selon l’un d’eux, c’est la forme que Zeus aurait prit
pour séduire Léda de Sparte. Dans le ciel, le
Cygne forme une croix, il est aussi nommée « Croix
du Nord ».
Dans l’Antiquité, les Grecs y virent d’abord un oiseau
quelconque aux ailes déployées. Il serait devenu
un cygne, l’oiseau sacré d’Apollon au IIe siècle
avant J.C. Ses deux étoiles les plus brillantes sont
Deneb (« la Queue » en arabe) et Albireo («
le Biseau » en arabe. Elle forme la tête du cygne).
Deneb est l’une des plus grosses et des plus lumineuses supergéante
et a un diamètre d’environ 60 fois celui du Soleil. La
constellation est située dans une région riche
en nébuleuses et en amas stellaires. On y découvre
notamment la nébuleuse d’Amérique du Nord (America)
visible à l’œil nu ou avec des jumelles et de la Dentelle.
Elle abrite aussi plusieurs sources de rayonnement X dont CygnusX-1
qui pourrait être un trou noir.
Le
symbole du Cygne :
La
constellation du Cygne :
La
nébuleuse América qui se situe dans la constellation
du Cygne :
L’amas
M39 de 25 étoiles :
LA
CONSTELLATION DU PHENIX
(Phoenix)
Le
Phénix, oiseau fabuleux, est le symbole du renouveau.
Selon la mythologie, le magnifique oiseau vivait 500 ans. Après
sa mort, il brûlait et un nouveau Phénix renaissait
de ses cendres. L’oiseau sacré fut changé en une
constellation peu remarquable par J. Bayer lorsque, en 1603,
il introduisit 12 nouvelles constellations australes dans son
atlas stellaire Uranometria. Le Phénix se trouve néanmoins
assez facilement grâce à la proximité de
la brillante Achernar. On y observe également un quartette
de galaxies de types très différents : NGC87,
NGC88, NGC89 et NGC92.
Le
symbole du Phénix :
La
constellation du Phénix :
Les
quatre galaxies NGC 87, 88, 89 et 92 :
LA CONSTELLATION DE PEGASE
(Pegasus)
Dans
la mythologie, Pégase est un cheval ailé qui est
né du sang de la gorgone Méduse qui fut tuée
par Persée. Pégase aurait été apprivoisé
par Belléprophon et l’aida à tuer la Chimère.
Selon une autre légende, le premier cavalier du cheval
ailé fut Persée qui attaqua avec lui le monstre
des mers (la Baleine) et sauva Andromède. Dans le ciel,
Pégase est représenté à l’envers,
avec la tête à l’équateur. Le dos est formé
par Markab (« la selle »), Algénib («
l’aile du cheval »), Pegasi avec Sirrah forment le «
carré de Pégase ». La tête est formée
de Homanm et de Pegasi (epsilon et thêta). Enif représente
« le museau ».
Cette constellation boréale est très étendue.
Elle fut répertoriée dès 500 ans avant
J.C. Facilement identifiable grâce au grand quadrilatère
que dessinent ses étoiles brillantes : Markab, Scheat,
Algénib et avec l’étoile d’Andromède, Sirrah.
Connu sous le nom de Carré de Pégase. La ligne
Markab-Scheat de Pégase pointe en direction de l’étoile
Polaire. La constellation renferme l’amas globulaire M15 visible
avec des instruments d’amateur, ainsi que la galaxie spirale
NGC7331 et le groupe de galaxies le Quintette de Stephan, qui
relie ses galaxies avec des « ponts » de matière
intergalactique.
Le
symbole de Pégase :
La
constellation de Pégase :
La
galaxie NGC7479 :
Le
groupe de galaxies, le Quintette de Stephan :
LA CONSTELLATION D’ANDROMEDE
(Andromeda)
Les
anciennes cartes illustrées montrent habituellement Andromède,
princesse d’Ethiopie et fille du roi Céphée, enchaînée
au rocher en sacrifice au monstre marin : La Baleine. C’était
le châtiment des dieux pour l’offense commise par sa mère,
la reine Cassiopée, qui s’était vantée
que sa fille était plus belle que les nymphes de la mer,
filles de Neptune. Andromède sera sauvée par Persée
monté sur le cheval ailé Pégase.
La constellation d’Andromède est une constellation boréale,
c'est-à-dire du nord. Cette constellation abrite la galaxie
d’Andromède. Celle-ci est à coté du carré
de Pégase. Lien que l’on retrouve aussi dans les «
Chevaliers du Zodiaque ». En effet, on peut constater
que dans le Sanctuaire et dans les Hadès, Seiya (Pégase)
et Shun (Andromède) sont toujours les derniers chevaliers
à être ensemble pour mener leurs combats.
L’autre nom de la « grande galaxie d’Andromède
» est la galaxie M31 (NGC244), autrefois appelée
la nébuleuse d’Andromède. Elle est la galaxie
spirale la plus proche de nous. Membre de notre groupe galactique
local, elle se situe à 2,9 millions d’années-lumière
et son diamètre est d’environ 170 000 al. Elle est entourée
de 4 autres galaxies : M32 (NGC221) au sud, M110 (NGC205) au
nord-ouest, NGC185 et NGC147 situées dans Cassiopée.
On estime qu’elle rassemble environ 400 milliards d’étoiles.
Ses trois étoiles les plus brillantes sont : Sirrah (ou
Alpheratz. Elle appartenait anciennement au carré de
Pégase), Mirach (géante rouge qui fait environ
30 fois le diamètre du Soleil) et Alamak. Elles sont
pratiquement alignées dans la diagonale du carré
de Pégase.
Nommée au Xe siècle par l’astronome persan al-Süfî,
qui la signale comme un « petit nuage céleste »,
elle est observer pour la première fois à la lunette
le 15 décembre 1612 par l’Allemand Simon Marius. Elle
fut répertoriée en 1781 sous le n°31, d’où
sa désignation courante sous le matricule M31. Ce n’est
qu’en 1924 que l’Américain E. Hubble détermine
sa véritable nature. Il a ainsi démontré
l’existence de systèmes stellaires extérieurs
à notre galaxie et que la galaxie d’Andromède
est du même type que la nôtre. A la différence
de la plupart des galaxies, celle d’Andromède se rapproche
de nous à une vitesse de 275km/s, au lieu de s’éloigner.
Son noyau possède une structure complexe et des études
suggère que la galaxie abrite un trou noir dont la masse
correspondrait à 12 millions de fois celle du Soleil.
La galaxie d’Andromède est visible à l’oeil nu
par une nuit très sombre. C’est un nuage brumeux allongé.
Le mois idéal pour l’observer est en novembre. Avec une
lunette ou un petit télescope on discerne bien le centre
très brillant mais pour observer les étoiles et
les autres détails de la galaxie il faut un matériel
plus puissant.
Le
symbole d’Andromède :
La
constellation d’Andromède :
La
galaxie M31 et deux de ses satellites, M32 (en bas) et M110
(en haut) :
LA CONSTELLATION DU DRAGON
(Draco)
La
constellation du Dragon est située entre la Grande Ourse
et la Petite ourse. Mentionnée dans l’Antiquité,
elle symbolisait, dans la mythologie grecque, Ladon, le monstre
gardien des pommes d’or dans le jardin des Hespérides,
qu’Héraclès abattit à coup de massue. On
retrouve alors la tête du dragon au pied d’Hercule non
loin de l’étoile Véga. (La Dragon ne fait pas
partie de la légende mythologique de Cassiodore et d’Andromède
contrairement à ce que l’on a tendance à croire.)
D’après les illustrations des anciennes cartes le Dragon
ressemblerait plutôt à un serpent. Ainsi, on peut
constater que Draco en grec signifie serpent.
La tête du dragon est figurée par quatre étoiles
: Eltanin, Grumium, Kuma, Rastaban. Autrefois, Thuban (ou Draconis),
l’une des étoiles du Dragon, fut une étoile indiquant
le pôle Nord célèste . C’est vers elle que
les Egyptiens orientèrent leurs pyramides.
Dans cette constellation on peut observer la nébuleuse
de l’ « œil du chat » (NGC6543). Il est plus facile
de l’observer au printemps et au début de l’été
car il est plus haut dans l’horizon que durant les autres saisons.
L’étoile Kuma est observable avec des jumelles ce qui
‘est pas le cas d’Arrakis.
Le
symbole du Dragon :
La
constellation du Dragon :
La
nébuleuse de l’œil du chat :
La
galaxie NGC5866 :
LA CONSTELLATION DE LA LICORNE
(Monoceros)
Dans
la mythologie, la licorne était un cheval au front orné
d’une corne droite. Elle a sans doute été inspirée
par le narval, animal aquatique possédant une corne sur
son front.
Constellation qui se situe au nord du Grand Chien. Elle fut
introduite en 1624 par l’astronome danois Jacob Bartsch, gendre
du célèbre astronome J. Kepler. Elle ne possède
que des étoiles de faible éclat (il est difficile
de repérer la constellation dans le ciel à moins
de repérer le Triangle d’hiver constitué par Procyon,
Bételgeuse et Sirius), mais elle est traversée
par la Voie lactée, elle est riche en nébuleuse
et en amas stellaires. On y observe la nébuleuse de Rosette,
de la Quille (ou du Cône) et celle de Hubble. L’étoile
la plus brillante est Monocerotis (alpha) une géante
orange. S Monocerotis est une géante blanche bleuté
qui a une luminosité égale à 8500 soleils.
Et qui compose l’amas NGC2264, observable aux jumelles et appelée
l’ « arbre de Noël ». Non loin se trouve la
nébuleuse obscure du Cône. La nébuleuse
de la Rosette (NGC2237-9) est l’un des plus beaux objets de
l’espace profond.
Le symbole de la Licorne :
La
constellation de la Licorne :
L’amas
de l’ « arbre de Noël » :
La
nébuleuse obscure du Cône :
La
nébuleuse de la Rosette :
LA CONSTELLATION DU LOUP
(Lupus)
Les
Grecs et les Romains représentaient ce groupe d’étoiles
par quelque bête sauvage. Plus tard, la constellation
fut incluse dans les cartes illustrées comme le Loup
tué par le Centaure. C’est aussi de cette façon
que J. Hevelius la représenta dans son atlas de 1690.
L’étoile la plus brillante du Loup est Lupi (alpha).
L’amas d’étoiles NGC5822 est observable aux jumelles.
Elle est située entre le Scorpion et le Centaure, au
sud-ouest de la brillante Antarès (étoile du Scorpion).
Elle figurait déjà dans les 48 constellations
citées par Ptolémée. Les Grecs de l’Antiquité
y voyaient la silhouette de Lycaon, roi d’Arcadie qui selon
la mythologie aurait été foudroyé par Zeus
avec ses enfants et transformé en loup pour avoir servi
de la chair humaine au maître de l’Olympe, de passage
sur son territoire.
Le
symbole du Loup :
La
constellation du Loup :
LA CONSTELLATION DE L’OURS
(Ursa Minor)
Comme
il n’existe pas de constellation de l’Ours on peu supposer que
Kurumada c’est inspiré de la constellation de la Petite
Ourse pour créer son personnage.
La constellation de la Petite Ourse possède l’une des
étoiles la plus connues : l’Etoile Polaire (Polaris),
repère pratique pour trouver le Pôle Nord céleste.
Sa forme (en « casserole ») est presque semblable
à celle de la Grande Ourse sa voisine. La constellation
de la Petite Ourse est aussi plus petite que sa voisine et orientée
différemment.
Selon la mythologie Grecque, le fait qu’il existe deux «
ourse » viendrait du fait que Zeus eu un fils avec la
nymphe Callisto, que l’on appela Arcas. Pour éviter la
jalousie d’Héra, la femme de Zeus, celui-ci changea Callisto
en ourse. Bien après lorsque Arcas devient roi d’Arcadie,
il faillit tuer Callisto en chassant. Pour éviter tout
incident, Zeus transforma à son tour Arcas en ours. Puis,
les lançant tous deux dans les cieux, il donna la vie
éternelle à Callisto et Arcas parmi les constellations.
Le
symbole de la Petite Ourse :
La
constellation de la Petite Ourse :
LA CONSTELLATION DE L’HYDRE
(Hydra)
Il existe deux constellation de l’Hydre : mâle (Hydrus)
et femelle (Hydra). On suppose que le Chevalier de l’Hydre fait
référence à la constellation de l’Hydre
femelle car celle-ci est plus chargée de symbolique tandis
que l’autre n’a été découverte que récemment.
Elle est la constellation la plus vaste du ciel. Sa forme évoque
le serpent aquatique qu’elle symbolise depuis l’Antiquité.
Sa tête (composée de 6 étoiles) touche le
Cancer et sa queue la Balance. L’Hydre est associée au
monstre à têtes multiples combattu par Hercule.
A chaque tête coupée, deux autres repoussaient.
Ainsi pour en arrivée à bout, Hercule se servit
du feu.
Son étoile la plus brillante est Alphard (signifiant
« l’Etoile isolée qui est là ») c’est
une géante orange qui a une luminosité égale
à 230 soleils. Elle forme avec Régulus et Procyon
un triangle dont elle est le sommet le moins brillant. A son
extrémité au nord-ouest, Lalande avait crée
à la fin du XVIIIe siècle, la petite constellation
du Chat qui ne possédait que des étoiles pâles.
Celles-ci sont à présent réparties entre
l’Hydre et la Machine pneumatique. On trouve dans l’Hydre un
amas d’étoiles (M48), une nébuleuse planétaire
(NGC3242) et une des plus belle galaxie du ciel austral (M83).
Le
symbole de l’Hydre femelle :
La
constellation de l’Hydre femelle :
L’amas
d’étoiles M48 :
La
galaxie M83 dans l’Hydre femelle :
La
nébuleuse planétaire NGC3242 :
LA CONSTELLATION DU LIONNET
(Leo Minor)
Il
n’existe pas de constellation du Lionnet à proprement
parler. Ainsi, on suppose qu’il s’agit de la constellation du
Petit Lion.
La constellation du Petit Lion est une constellation boréale
qui se situe entre la Grande Ourse (au nord) et le Lion (au
sud). Elle fut introduite par J. Hevelius dans son atlas en
1690. Le petit Lion ne comprend que 5 étoiles de faibles
éclats. Sa situation dans le ciel, à l’écart
de la Voie lactée, permet d’y apercevoir avec des télescopes
assez puissants, de nombreuses galaxies.
Le
symbole du Petit Lion :
La
constellation du Petit Lion situé en haut de celle du
Lion :
La
galaxie M66 dans le Lion :
LA
CONSTELLATION DU CAMELEON
(Chamaeleon)
Dans
la nature le caméléon est connu pour son habileté
à passer inaperçu. Le navigateur P. Keyser réussit
à relier plusieurs étoiles pâles en un Caméléon
approximatif que J. Bayer introduit 1603 dans son Uranometria.
Cette petite constellation est à peine perceptible est
quasiment perdue dans une région sans étoiles
brillantes proche du pôle austral (Sud) céleste.
L’étoile la plus brillante est Chamaeleontis (alpha),
une géante blanche.
Le
symbole du Caméléon :
La
constellation du Caméléon :
REFERENCES :
CONSTELLATIONS
GRUND
Antonin Rukl
DICTIONNAIRE
DE L’ASTRONOMIE
LAROUSSE
Philippe de la Cotardière
ETOILES
ET PLANETES
GRUNG
Umberto Bellini
L’UNIVERS
LAROUSSE
Jean-Pierre Verdet
http://perso.wanadoo.fr/atil/astro/zod.htm
http://www.absoluteastronomy.com/
Dossier
réalisé par Andromède
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